En marche vers la Lumière !

Le mois de décembre, mois de l’Avent dans l’Église catholique, est le mois de l’attente. Nous attendons quelqu’un et pas n’importe qui ! Nous attendons le Sauveur, notre Rédempteur qui se fait petit enfant. Drôle de Sauveur, entre nous soit dit ! Un Sauveur c’est fort, c’est vaillant, c’est courageux. Ce n’est certainement pas un bébé qui est la fragilité même ! Et oui, mais Dieu l’a voulu ainsi ; et les bergers, humbles parmi les humbles l’ont reconnu et l’ont adoré. Même des savants du monde entier l’ont reconnu. Alors pourquoi pas nous ?

Mais pour le reconnaître peut-être faut-il désembuer nos yeux, nos oreilles, et notre cœur.

Marie depuis l’enfance s’est préparée à accueillir ce Messie que les Écritures annonçaient. Elle l’attendait comme tous les Juifs. Mais elle était loin d’imaginer qu’elle serait choisie pour être la Mère du Sauveur donné au monde. Et pourtant Marie a dit oui, dans la confiance totale : « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole ». (Luc 1,38)

Nous pouvons, nous aussi, nous préparer, avec le secours de la Vierge Marie et de l’Esprit  Saint, à accueillir le Sauveur qui veut habiter en nous. Ouvrons les yeux de notre cœur pour accueillir la lumière : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3,20)

Ouvrons, ouvrons grand la porte !… Comment ?
– en faisant silence, ou oraison, ou en priant ;
– en lisant la Parole de Dieu, qui est Jésus, le « Verbe fait chair », pour en retenir ne serait-ce qu’un verset, voire un mot qui nous parle ;
– en louant ; le chapelet récité avec conscience est une louange ; en chantant des hymnes et des psaumes, pour éveiller notre cœur à la présence de Dieu. « Il vient le Rédempteur, réjouissez-vous tous les peuples » ;
– en marquant notre amour pour Dieu, par l’offrande chaque jour d’un acte de foi (« Jésus je crois en toi ») d’un acte de charité  (par exemple téléphoner à une connaissance isolée, un malade, rendre un service qui nous coûte) et d’un acte d’espérance ;
–  en pratiquant aussi quotidiennement un petit renoncement à nous-même, aussi petit soit-il : par exemple un carré de chocolat, un film ; ou s’appliquer à faire les choses tout de suite plutôt que de les remettre à plus tard et de les faire bien.
– et peut-être en se purifiant, c’est-à-dire en nettoyant notre cœur par le sacrement de la réconciliation qui lave, guérit, et donne un peu plus de place à l’amour de Dieu.

Bonne route vers la Lumière !

Véronique Breysse